Immobilier ancien en 2026 : un marché plus sélectif qui renforce le besoin d’accompagnement
Le marché immobilier ancien reste globalement stable au premier semestre 2026. Derrière cette apparente continuité, les comportements évoluent.
Asma Louati, writer
Publié le 16/07/2026 , Temps de lecture: 3 min
Les acquéreurs prennent davantage le temps de comparer, de négocier et de sécuriser leur financement. Une transformation qui redonne toute sa place au conseil de proximité.
Un marché stable, mais des transactions plus longues
À l’échelle nationale, le nombre de ventes recule de 1 % pour les maisons et progresse de 0,9 % pour les appartements. Les prix restent également contenus. Ils diminuent de 0,7 % pour les maisons et de 0,5 % pour les appartements sur douze mois.
Cette stabilité ne signifie toutefois pas que les décisions sont plus simples. Le délai moyen de vente atteint désormais 105 jours pour une maison et 99 jours pour un appartement.
Les acheteurs étudient plus attentivement leur budget, le coût du crédit, les travaux, les charges et la performance énergétique du logement. Pour les professionnels, chaque transaction demande donc davantage de pédagogie, d’analyse et de suivi.
Les primo-accédants retrouvent une place centrale
La principale évolution concerne la progression des primo-accédants. Ils représentent 44,6 % de la production de crédits immobiliers observée sur douze mois, contre 38,7 % pour les secundo-accédants.
Ils comptent également pour 18,2 % des acheteurs de maisons et 21,1 % des acquéreurs d’appartements au premier semestre 2026.
Ce retour montre que le projet d’accession à la propriété reste bien présent. Il révèle également un besoin croissant d’accompagnement pour comprendre les conditions de financement, ajuster ses recherches et sécuriser son projet.
À l’inverse, de nombreux propriétaires hésitent à vendre. Certains bénéficient encore de crédits souscrits à des taux très bas. Revendre les obligerait à financer leur prochain achat dans des conditions moins favorables. Cette situation ralentit la rotation des logements et réduit le nombre de biens disponibles sur certains territoires.
Le DPE influence directement les décisions
La performance énergétique devient un critère économique majeur. Désormais, 80 % des acquéreurs consultent le diagnostic de performance énergétique avant de prendre leur décision.
Le DPE permet d’estimer les charges futures, les travaux nécessaires et la valeur potentielle du logement. Deux biens similaires peuvent ainsi connaître des niveaux d’intérêt très différents selon leur classement énergétique.
Cette évolution complexifie les arbitrages. Elle renforce aussi le rôle des professionnels capables d’expliquer les conséquences financières d’un achat et d’aider leurs clients à comparer les biens.
Des dynamiques très différentes selon les territoires
Le marché immobilier français devient de plus en plus local.
En Île-de-France hors Paris, les prix reculent de 2,6 % pour les maisons et de 3,9 % pour les appartements. Cette baisse favorise parfois le retour des acquéreurs.
Dans les Yvelines, les ventes d’appartements progressent de 15,5 %, malgré une baisse des prix de 1,6 %. Dans le Val-d’Oise, les volumes augmentent de 12,9 %, tandis que les prix diminuent de 4,1 %.
Les écarts sont également importants en région. Les ventes de maisons progressent de 11,2 % dans le Grand Est, mais reculent de 9,4 % en Bretagne.
Ces différences confirment l’importance de la connaissance du terrain. Le prix, le type de bien, le profil des acquéreurs et les délais de vente varient fortement d’une zone à l’autre.
Un contexte favorable aux professionnels de proximité
Le marché immobilier ancien ne connaît ni effondrement ni reprise spectaculaire. Il entre dans une phase plus rationnelle, où les clients recherchent davantage de visibilité et de sécurité.
Pour les candidats à la franchise immobilière, ce contexte souligne l’intérêt d’un modèle associant connaissance locale, outils professionnels, notoriété et méthodes éprouvées.
Dans un marché plus technique, la valeur du professionnel ne repose plus uniquement sur la mise en relation. Elle se construit dans l’estimation, le conseil, la négociation et la capacité à accompagner chaque étape du projet.
Les besoins de logement restent élevés. Les primo-accédants reviennent progressivement et les prix s’ajustent dans plusieurs territoires. Les opportunités existent donc, mais elles demandent une approche rigoureuse, locale et structurée.
Asma Louati, writer










