De négociateur immobilier à franchisé multi-agences chez Laforêt - Le parcours de Valon Muhadri
Ancien négociateur, Valon Muhadri a transformé son ambition en succès au sein du réseau Laforêt. En six ans, il est passé de conseiller à multi-franchisé à la tête de trois agences prospères. Retour sur son parcours , marqué par la rigueur, le management humain et une méthode bien éprouvée.
Interview de Valon Muhadri , Multo franchisé Laforêt
Publié le 15/07/2026 , Temps de lecture: 3 min
Vous n’avez pas un parcours scolaire classique. Comment êtes-vous arrivé dans l’immobilier ?
Je n’ai pas été très loin dans les études, non pas par manque de capacités, mais par besoin d’entrer rapidement dans la vie active. J’avais besoin de concret. Après quelques expériences salariées qui ne me convenaient pas, un ami m’a orienté vers une agence Laforêt. Dès la première semaine, j’ai réalisé que c’était ma voie : j’ai fait une vente immédiatement. Ce qui m’a plu, c’est l’absence de limites, que ce soit sur le salaire ou les horaires. Je voulais me prouver que j’étais capable de cartonner.
Vous êtes passé de négociateur à responsable, puis à franchisé. Comment s’est opérée cette transition ?
Cela a été très naturel. J’ai commencé comme conseiller, puis mon ancien patron m’a proposé de gérer une nouvelle agence à Sucy-en-Brie. J’ai accepté le défi. Au fil du temps, en observant le fonctionnement de mon patron, je me suis dit que je pouvais faire la même chose, mais en étant plus assidu. J’ai donc franchi le pas pour ouvrir ma propre agence.
Le passage de négociateur à patron demande des compétences différentes. Comment avez-vous appréhendé la formation ?
Chez Laforêt, le cursus est très complet. J’ai suivi l’école de vente pour la base, puis la “FAC” (Formation Approfondie au Conseil immobilier) pour le pilotage et la gestion. Enfin, le “Passeport Entrepreneur” m’a permis d’obtenir les cartes professionnelles (T et G). Ce que j’ai apprécié, c’est l’entraide entre franchisés : on échange sur nos forces respectives, ce qui rend l’apprentissage beaucoup plus fluide.
Vous gérez aujourd’hui trois agences avec un portefeuille de plus de 500 lots en gestion locative. Quelle est votre méthode ?
Je ne voulais pas me limiter à la transaction. La gestion était une suite logique pour sécuriser le chiffre d’affaires. Au quotidien, c’est un vrai défi de management. J’ai appris que pour réussir, il faut savoir déléguer : j’ai mis en place des responsables par agence et des assistantes. Le plus dur reste l’humain : je ne cherche pas forcément des profils expérimentés, mais des personnes motivées, à l’écoute et qui s’intègrent bien dans l’équipe. Nous formons une “petite famille”.
Comment vez-vous vécu les fluctuations du marché, notamment entre 2024 et 2025 ?
2024 a été complexe avec la baisse des acquéreurs et les refus de financement, mais nous avons tout de même réalisé 1,6 million d’euros de chiffre d’affaires. En 2025, nous avons franchi la barre des 2 millions. Le secret, c’est la rigueur : mieux sélectionner les acquéreurs et se concentrer sur des mandats exclusifs au juste prix. Le marché reste bon pour ceux qui appliquent la méthode.
Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui veut se lancer dans l’aventure Laforêt ?
De ne jamais rien lâcher et d’être extrêmement rigoureux. Beaucoup veulent réinventer le métier, mais la clé, c’est d’être à l’écoute du réseau et d’appliquer la méthode Laforêt. C’est une recette qui fonctionne, à condition de s’en donner les moyens. S’entourer de bons partenaires (notaires, courtiers) et savoir lire un bilan est aussi indispensable pour durer.
Sandrine Cazan, writer











