Marché des fleurs en franchise : tout savoir pour se lancer en 2026

Le secteur floral français pèse désormais plus de 1,5 milliard d'€. Mais derrière ce chiffre solide, le marché se restructure : fermetures d'indépendants, montée du e-commerce, pression sur les prix, exigences environnementales. Voici ce que les porteurs de projet doivent savoir en 2026.

Sandrine Cazan, writer

Publié le 08/04/2022 , Mis à jour le 01/06/2026, Temps de lecture: 7 min

Marché des fleurs en franchise : tout savoir pour se lancer en 2026

Le marché de la fleur en bref

  • Le marché des fleurs dépasse 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires en France.
  • Le nombre de boutiques indépendantes a chuté de façon significative depuis 2020.
  • La franchise capte une part de CA bien supérieure à son poids en nombre de points de vente.
  • Le e-commerce floral s’installe durablement comme canal de croissance.
  • Le « slow flower » et le label Fleurs de France reconfigurent les attentes consommateurs.

Sommaire

Un marché qui résiste, mais se contracte en volume

Le marché des fleurs ne cesse d’évoluer. Selon les données publiées par Le Journal de la Maison en 2025, le chiffre d’affaires global des fleuristes français a atteint 1,52 milliard d’euros en 2023, avec 7.692 entreprises recensées. Un chiffre qui marque une consolidation du secteur, mais aussi une contraction nette du nombre d’acteurs.

La résistance en valeur masque une réalité plus tendue en volume. Selon les données FranceAgriMer publiées fin 2024 sur l’exercice 2023, les quantités achetées par les foyers ont atteint leur plus bas niveau jamais enregistré. Les Français achètent moins souvent, mais dépensent davantage à chaque achat. Le prix moyen par végétal est passé de 4,40€ à 5,20€ entre 2022 et 2023, selon la même source. Ce mouvement de “premiumisation” profite aux acteurs qui savent valoriser leur offre, c’est-à-dire, en premier lieu, aux réseaux franchisés.

Les temps forts calendaires restent le socle du secteur : Saint-Valentin, fête des Mères, Toussaint, mariages. Ces occasions structurent l’activité des fleuristes et sécurisent une demande récurrente, quelle que soit la conjoncture économique.

Le recul des indépendants, une opportunité pour la franchise

C’est le chiffre qui dit tout : de 13.225 boutiques de fleurs recensées en France en 2020, le secteur est passé à environ 5.400 points de vente en 2025, selon lafinancepourtous.com (*).

La pression des charges, la concurrence de la grande distribution et la montée du e-commerce ont accéléré la sortie des structures les plus fragiles, souvent des indépendants isolés, sans réseau ni centrale d’achats.

La franchise, elle, tient. Les boutiques franchisées représentent toujours environ 4 à 5% des points de vente, mais captent une part de chiffre d’affaires sans commune mesure avec ce poids numérique. Les établissements franchisés généralistes affichent des chiffres d’affaires allant de 400.000€ à 600.000€, contre une moyenne nettement inférieure pour les indépendants sans salarié.

L’explication est structurelle : circuits d’approvisionnement négociés, force de frappe marketing, outils de gestion, notoriété de l’enseigne. Ces avantages deviennent décisifs dans un marché qui se resserre. Selon l’INSEE, en 2023, le secteur des fleuristes, jardineries et animaleries comptait près de 13.900 entreprises au sens large, réalisant un chiffre d’affaires proche de 5,3 milliards d’euros, mais la très grande majorité de ces structures sont des microentreprises, souvent sans salarié (****).

Le digital, levier de croissance pour les réseaux organisés

S’il y a encore quelques années, le e-commerce floral était une tendance émergente. En 2026, c’est un canal établi. Selon les données de Propulse by CA (**), 13% des Français achètent désormais leurs fleurs et plantes via internet. Les réseaux de transmission florale (Interflora, Florajet, Euroflorist) captent l’essentiel de ces ventes en ligne, et près de 70% des fleuristes travaillent avec l’une de ces plateformes, selon FranceAgriMer.

Pour les réseaux franchisés, la digitalisation est devenue un levier opérationnel direct. Certaines enseignes déploient des services de livraison express et expérimentent l’intelligence artificielle pour optimiser la gestion des stocks périssables, un poste critique dans un métier où le gaspillage impacte directement la rentabilité.

Pour un franchisé, l’intégration numérique n’est plus optionnelle. Elle conditionne la capacité à capter les commandes en dehors des heures d’ouverture, à fidéliser une clientèle plus jeune et à rivaliser avec les pure players du secteur.

Slow flower et circuits courts : la tendance qui redessine l’offre

Près de 85% des fleurs vendues en France sont importées, principalement des Pays-Bas, du Kenya, de Colombie et d’Éthiopie, selon Le Journal de la Maison (***). Un modèle qui fait l’objet d’une remise en question croissante de la part des consommateurs.

Selon un sondage IFOP pour Val’hor réalisé en 2023, 79% des consommateurs souhaiteraient acheter davantage de fleurs françaises. Cette aspiration se traduit concrètement par la montée en puissance du label « Fleurs de France », attribué lorsque plus de 50% des composants d’un bouquet ont poussé sur le territoire national. Les réseaux franchisés sont en première ligne pour valoriser ce positionnement : leur capacité à nouer des partenariats régionaux et à communiquer sur l’origine des produits constitue un avantage concurrentiel réel face aux grandes surfaces.

La tendance « slow flower », qui associe fleurs de saison, circuits courts et emballages éco-responsables, n’est plus un argument de niche. Elle s’installe comme un critère d’achat à part entière, en particulier auprès des 30-50 ans, cœur de cible des fleuristes spécialisés.

Ce que cela change pour un porteur de projet

Le marché des fleurs en 2026 n’est plus celui d’avant le Covid. Moins de points de vente, des consommateurs plus exigeants sur la qualité et l’origine, une concurrence accrue de la grande distribution et du e-commerce : les conditions sont plus sélectives. Mais elles jouent en faveur des réseaux structurés.

Pour un porteur de projet, les signaux sont clairs :

  • Choisir la franchise plutôt que l’indépendance : la différence de performance entre les deux modèles s’est accentuée depuis 2020.
  • Intégrer le digital dès l’ouverture : commande en ligne, livraison, présence sur les plateformes de transmission florale.
  • Positionner l’offre sur la qualité et l’origine : le label Fleurs de France et les circuits courts sont des arguments de vente, pas seulement des engagements éthiques.
  • Cibler les temps forts : Saint-Valentin, fête des Mères, Toussaint et mariages restent les moteurs du chiffre d’affaires.

Pour aller plus loin sur les enseignes qui recrutent et les conditions d’entrée dans les réseaux du secteur, consultez le top des franchises de fleuristes.

Questions Fréquentes sur le marché des fleurs

Quel est le chiffre d’affaires du marché des fleurs en France ?

Selon les données publiées par Le Journal de la Maison en 2025, le chiffre d’affaires global des fleuristes français a atteint 1,52 milliard d’euros en 2023.

Combien y a-t-il de fleuristes en France en 2025 ?

Le nombre de boutiques de fleurs est passé d’environ 13.000 en 2020 à 5.400 en 2025, sous l’effet des fermetures d’indépendants.

Quelle est la part de marché des franchises dans le secteur floral ?

Les franchises représentent environ 4 à 5% des points de vente, mais captent une part du chiffre d’affaires sectoriel nettement supérieure à ce poids numérique.

Qu’est-ce que le label Fleurs de France ?

Il est attribué lorsque plus de 50% des composants d’un bouquet ont été cultivés sur le territoire national. Il répond à une demande croissante des consommateurs pour des produits locaux et éco-responsables.

Le e-commerce est-il important dans le secteur floral ?

Oui. Selon les données récentes, 13% des Français achètent leurs fleurs en ligne. Les réseaux de transmission florale (Interflora, Florajet, Euroflorist) dominent ce canal.

Sources :
(*) Marché des fleurs : tout n’est pas rose ! La Finance pour Tous, avril 2026
( **) Etude de marché du fleuriste Propulse by CA (Crédit Agricole), étude de marché fleuriste
( ***) L’activité des fleuristes, jardineries et animaleries depuis 2023, Insee
( ****) Le secteur des fleurs face à l’enjeu du local et de la rapidité Le Journal de la Maison, mai 2025

Les franchises qui recrutent dans le même secteur

ARBRES & CO
ARBRES & CO
  • 250 000 €
    CA potentiel après 2 ans
Voir la fiche détaillée
FLEURS Ô NATUREL
FLEURS Ô NATUREL
  • 550 000 €
    CA potentiel après 2 ans
Voir la fiche détaillée
MONCEAU FLEURS
MONCEAU FLEURS
  • 450 000 €
    CA potentiel après 2 ans
Voir la fiche détaillée
SPEAKING ROSES
SPEAKING ROSES
  • 120 000 €
    CA potentiel après 2 ans
Voir la fiche détaillée
CLIN D'OEIL
CLIN D'OEIL
  • 120 000 €
    CA potentiel après 2 ans
Voir la fiche détaillée

Découvrir les franchises de fleurs

Les réseaux qui recrutent

Sandrine Cazan, writer

Recherchez une franchise par thématique
Trouvez le secteur de vos rêves !

Vous souhaitez ouvrir une entreprise en franchise dans un secteur d'activité particulier ?
Découvrez toutes les thématiques des franchises.

Voir toutes les thématiques