Les personnes drôles réussiraient-elles mieux leur vie professionnelle ?
Un sondage qui en dit long sur nos cultures
Dominique André-Chaigneau, writer
La Rédaction, writer
Publié le 17/06/2014 , Mis à jour le 09/08/2018, Temps de lecture: 2 min
Selon la 4e édition du Baromètre Bodacc qui analyse le marché de la vente et cession de fonds de commerce et d’industries en France (bâtiment, commerce, industrie et services), le nombre de cessions-reprises a marqué le pas en 2013 à – 8,5%.
| Depuis 4 ans, chaque année, la direction de l’information légale et administrative, éditrice du Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC) publie les résultats et l’analyse du baromètre BODACC en partenariat avec Altares -D&B, acteur majeur du secteur de l’information sur les entreprises. |
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Pour 2013, le Baromètre Bodacc atteste d’une baisse du nombre des transactions : « Le nombre de transmissions de fonds de commerce recule de 8,5% sur un an, soit à 44.504 reprises en 2013. » Ce chiffre demeure assez proche de la moyenne enregistrée au cours des cinq dernières années (45.000).
Selon le Baromètre BODACC, « la valeur des fonds de commerce s’essouffle elle aussi (‐ 4,2%) mais se maintient au‐dessus du seuil des 190.000 € (191.066 €), un montant très supérieur à celui observé cinq ans plus tôt en pleine crise (174.500 en 2009). » Au global, 11,5 milliards d’euros ont ainsi été échangés sur l’année 2013.
Dans le détail, le volume des transactions reste tiré par les microentrepreneurs sans salarié qui concentrent plus de la moitié des reprises (55%) mais le BODACC note une véritable explosion des cessions-reprises chez les Entreprises de taille intermédiaire (ETI) avec près de 60% de progression à 1.598 opérations. « En 2009, la reprise de fonds de commerce avait attiré moins de 500 ETI. Désormais, ces dernières trouvent là un moyen très opérationnel d’accroître leur implantation et part de marché. »
En terme géographique, l’Île‐de‐France conserve le leadership national avec près de 20% des transactions qui en moyenne se concluent à 267.000 €. « Les prix de fonds les plus élevés sont par ailleurs principalement constatés sur le littoral nord‐ouest, notamment sur les deux régions normandes où le prix moyen s’établit au‐dessus de 200.000 € ».
Globalement, les régions dont les valeurs de fonds progressent le plus sont l’Auvergne (+ 14,2%), l’Ile-de-France (+ 9,6%) et la Haute-Normandie (+ 9,4%). A l’inverse, les régions où les prix évoluent à la baisse sont la Franche-Comté (- 25,9%), les DOM (- 28,9%), et dans une moindre mesure la Champagne-Ardennes (- 15,1%), le Languedoc Roussillon (- 12,4%) et l’Aquitaine (- 10,1%).
Hors métropole, la Guadeloupe et la Martinique témoignent elles‐aussi d’une belle attractivité avec des prix moyens voisins de 240.000 €. Certains départements comme la Meuse (+ 96,2%), le Gers (+ 83,8%), l’Yonne (72,2%), la Haute-Marne (+ 64,8%), le Lot-et-Garonne (+ 53,7%) ou encore l’Essonne (+ 52,5% ) enregistrent des hausses des montants de transactions impressionnantes. A l’inverse, certains départements comme la Mayenne (- 33,4%), le Loir-et-Cher (- 33,1%), l’Aude (- 33%), la Haute-Saône (- 31%), le Territoire de Belfort (- 30,8%), l’Aveyron (- 27,1%), la Saône-et-Loire (- 24,3%), la Moselle (- 24,6%) voient leurs prix de transactions chuter lourdement.
Téléchargez l’intégralité des chiffres de l’Observatoire BODACC, sur le site du Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales édité par la Direction de l’information légale et administrative
Un sondage publié au printemps dernier à la fois aux États-Unis et en France démontre l’importance que les deux cultures du travail accordent au rire. Est-ce que les entreprises tirent parti de cette vérité pour améliorer la performance de leurs employés ?
Un sondage qui met de bonne humeur
Réalisée en avril 2013 par le cabinet d’études OpinionWay auprès de plus de mille Français et mille Américains, cette étude fait réfléchir les managers des deux pays. Pour une grande part des personnes interrogées, le rire est un remède au stress : en effet, parmi les répondants qui s’estiment extrêmement épanouis, 56 % des Américains et 48 % des Français classent le rire au premier rang des moyens de lutter contre leur stress. Parmi les personnes qui se considèrent très stressées, seuls 40 % des Américains et 31 % des Français sont du même avis.
L’esprit d’équipe est également en jeu, puisque 42 % des personnes interrogées en France et 49 % des travailleurs américains trouvent que les blagues racontées entre collègues sont essentielles à souder un service. Une bonne ambiance au bureau donne envie de se lever le matin, redonne de la motivation quand on en a besoin, et la productivité s’en trouve boostée.
Pour finir, une majorité de Français et d’Américains, respectivement 52 % et 62 % pensent que les personnes drôles réussissent mieux leur carrière. Elles ont plus de facilités à créer des liens, à mettre leurs équipes dans un environnement de travail plus agréable et à se démarquer des autres de manière positive.
Des théories sérieuses ?
Cette étude ne fait que refléter ce qu’un certain nombre de spécialistes, consultants et journalistes professent depuis longtemps. Michael Kerr, auteur américain des livres " The Humor Advantage: Why Some Businesses are Laughing all the Way to the Bank " et " You Can’t be Serious! ", est aussi le président de l’organisation Humor at Work, qui promeut l’utilisation du rire dans les environnements de travail. Cet expert soutient que la culture d’entreprise peut être un véritable frein à l’humour. Dans une hiérarchie trop pesante ou une ambiance peu créative, même les salariés les plus enclins à détendre l’atmosphère se restreignent.
Laura Vanderkam, journaliste et auteur de " What the Most Successful People Do at Work " va dans le même sens, en ajoutant que les gens se prennent trop au sérieux quand ils sont au travail et que toute tentative d’humour à leurs dépends est risquée.
La Franchise et la bonne humeur, un mariage forcé ?
Le rire n’est que très rarement une ressource des managers en entreprise. Pourtant, dans certains réseaux franchisés, on a appris à se servir de la bonne humeur comme d’un outil de productivité. L’animation du réseau est la première avenue que peuvent emprunter ces nouvelles méthodes. Les animateurs d’une enseigne sont les personnes-clé sur lesquelles reposent les relations entre les équipes d’un franchisé et l’enseigne elle-même.
Comme souvent, la franchise se trouve à la pointe de l’innovation. Ici encore, les techniques de management progressent plus vite que dans les entreprises indépendantes.
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