“À fin 2025, j’ai atteint seule le seuil symbolique de 100 000 € de chiffre d’affaires”, Noémie Chaillard, licenciée SAGESSE Assurances en Haute-Marne
Partie de zéro, Noémie Chaillard a développé seule un cabinet de courtage qui atteint aujourd’hui le seuil symbolique des 100 000 € de chiffre d’affaires.
Interview de Noémie Chaillard , Licenciée SAGESSE en Haute-Marne
Publié le 25/06/2026 , Temps de lecture: 5 min
Licenciée SAGESSE Assurances - Ma Solution Courtage en Haute-Marne, elle revient sur son parcours, ses défis de femme entrepreneure et les leviers qui lui ont permis de bâtir une activité solide.
Quel sont vos prénom et nom et où est situé votre point de vente ?
Je suis Noémie Chaillard, franchisée Ma Solution Courtage. Mon point de vente est situé à Verseilles-le-Haut, en Haute-Marne, dans le nord-est de la France.
Depuis combien de temps faites-vous partie du réseau ?
J’ai rejoint le Groupe SAGESSE Assurances en juin 2021. Cela fait donc cinq ans que j’exerce sous l’enseigne Ma Solution Courtage.
Quel a été votre parcours professionnel avant de rejoindre SAGESSE Assurances ?
J’ai commencé ma carrière dans un cabinet de courtage à Lyon, comme spécialiste immeuble. J’ai ensuite exercé comme chargée de clientèle professionnelle et entreprise en agence MMA. En comptabilisant mes études supérieures, cela fait plus de 20 ans que j’apprends le métier d’assureur.
Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre Ma Solution Courtage ?
J’ai choisi de rejoindre le réseau pour bénéficier d’un accompagnement dans le développement de mon portefeuille. Je recherchais aussi un back-office, un outil de gestion et un accès aux grandes compagnies d’assurance. Avec le recul, j’ai trouvé un accès aux compagnies et une gestion de mes commissions. En revanche, je suis honnêtement déçue concernant le reste de mes attentes.
Quels résultats avez-vous obtenus depuis l’ouverture de votre point de vente ?
Je suis partie de zéro, avec un développement forcément significatif. Grâce à mon implication totale et à ma volonté d’apporter le meilleur service à mes clients, j’ai bénéficié de nombreuses recommandations. Elles m’ont beaucoup aidée dans mon développement.
À fin 2025, j’ai atteint seule le seuil symbolique de 100 000 € de chiffre d’affaires. J’espère continuer à le développer à l’avenir, avec les compagnies. Mon portefeuille est constitué à plus de 80 % de contrats professionnels, principalement en IARD, avec un peu d’assurance de personnes. J’accompagne plusieurs clients avec de beaux environnements assurantiels. J’espère qu’ils continueront à m’accorder leur confiance pendant de nombreuses années. En tout cas, je ferai tout pour.
Quels défis avez-vous rencontrés en tant que femme entrepreneure ?
Notre métier n’est pas simple, aussi bien sur le plan technique qu’au niveau des outils compagnies et internes. Il demande beaucoup d’attention et de patience, car il est très chronophage. J’attends avec impatience un outil CRM. Il me permettra de gagner du temps, d’améliorer mon efficacité et de renforcer mon image professionnelle. En tant que femme, il peut encore exister quelques préjugés. Mais grâce à mon expérience et à ma polyvalence, je les fais tomber très rapidement.
Quelles qualités ont contribué à votre réussite ?
Ma détermination, mon implication, le goût de la satisfaction client, mon sourire et les recommandations ont beaucoup compté. Je suis très à l’écoute et je me considère comme une véritable partenaire pour mes clients. Je cherche à leur trouver les meilleures solutions et à veiller au bon déroulement de la gestion de leurs sinistres. Lorsque c’est nécessaire, je n’hésite pas à défendre leurs intérêts face aux assureurs. Il arrive parfois que de petites erreurs soient commises dans le calcul des indemnisations.
Comment vous impliquez-vous dans votre communauté locale ?
Je suis partenaire de quelques associations pour leurs événements ponctuels.
Quelles initiatives avez-vous prises pour développer votre activité ?
Depuis juin 2026, je lance une opération avec VOC Telemark. Depuis le début, ce sont surtout la recommandation et mon réseau qui m’ont permis de me développer.
Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent se lancer en franchise ?
Au démarrage, il est important d’avoir un soutien financier. Seules la régularité du développement et la fidélité des clients permettent à l’activité d’être viable. Cela prend du temps.
Je pense aussi qu’il est plus judicieux de développer une clientèle professionnelle. Elle est moins chronophage et plus fidèle. Nous avons un vrai rôle de conseil face à ses enjeux. Enfin, il faut être très présente. Dans ce métier, nous ne comptons pas vraiment notre temps.
Votre expérience de femme entrepreneure influence-t-elle votre manière de gérer votre point de vente ?
En tant que femme, tout le monde sait que nous sommes bien plus empathiques et agiles que les hommes ! Plus sérieusement, chacun a son propre style, homme ou femme. C’est surtout une question de personnalité. Je pense faire preuve d’une grande écoute. Je recherche le bien-être de mes clients et de mon nouveau collaborateur, souvent même avant le mien. Je suis très transparente, appliquée dans mon travail et souriante. En revanche, je ne me laisse pas faire. S’il faut remettre de l’ordre, je sais aussi le faire.
Quels sont vos projets à moyen ou long terme ?
Je forme actuellement un nouveau collaborateur, qui partage l’aventure avec moi depuis quelque temps. J’aimerais aussi trouver une opportunité de développement complémentaire, éventuellement via l’acquisition d’un portefeuille de qualité sur la Côte-d’Or ou à Dijon. Il m’arrive également de m’interroger sur un éventuel départ géographique plus au sud.
En quoi votre parcours peut-il inspirer d’autres femmes à entreprendre en franchise ?
Réussir à développer son propre cabinet est gratifiant. C’est un véritable défi, qui nous sort d’un certain confort, mais qui présente aussi de vrais avantages. Nous organisons librement notre travail, nous sommes totalement autonomes et nous ne recevons d’ordre de personne.
La Rédaction, writer









