Le marché des véhicules d’occasion

La dynamique change sur le marché des voitures d’occasion : le parc vieillit et l’offre se complexifie avec la montée des motorisations électrifiées. Résultat : la seconde main devient un terrain où la sécurisation pèse de plus en plus face à la vente “brute” entre particuliers.

Sandrine Cazan, writer

Publié le 24/11/2021 , Mis à jour le 08/11/2024, Temps de lecture: 5 min

Le marché des véhicules d’occasion

Véhicules d’occasion : un marché toujours dominant face au neuf

En 2024, la France a compté environ 1,755 million d’immatriculations de voitures particulières neuves, en baisse de 3,4% sur un an et très en dessous de 2019. Sur la même année, les ventes de voitures particulières d’occasion se situent autour de 5,5 millions, en progression d’environ 2,9%, selon le site Statistique publique de l’énergie, des transports, du logement et de l’environnement (*).

Le ratio se rapproche donc nettement de 3 voitures d’occasion pour 1 voiture neuve sur l’année 2024.

Côté 2025, la tendance reste celle d’un marché solide mais plus heurté selon les mois : novembre 2025 a ainsi reculé autour de 423 700 transactions (environ -2% sur un an), alors que le cumul annuel se maintient au-dessus de 5,4 millions sur l’ensemble de l’exercice, selon AAA Data repris par la presse spécialisée.

Un parc qui vieillit, et un “low cost” très actif

Le signal le plus structurant reste l’âge des voitures échangées. En 2024, l’âge moyen des véhicules vendus d’occasion se stabilise à 10,6 ans, ce qui traduit un vieillissement durable du parc et une rotation moins rapide des voitures récentes.

Autre marqueur fort : les véhicules de plus de 15 ans pèsent autour de 28% des ventes d’occasion en 2024, et progressent encore. En clair, une part importante des ménages arbitre toujours en faveur de véhicules très accessibles, ce qui entretient un segment “petits budgets” particulièrement dynamique.

VO récents, leasing et retours de flottes : un flux redevenu plus régulier

Depuis 2023-2024, un moteur essentiel alimente l’offre : les retours de leasing et de flottes. Cela soutient la disponibilité de VO récents, souvent mieux entretenus, et alimente aussi les besoins en financement et en garanties.

Sur le terrain, l’enjeu n’est plus seulement de trouver du stock : c’est de qualifier le véhicule, d’en sécuriser la vente et d’outiller l’acheteur (reprise, financement, assurance, garantie), surtout quand on monte en gamme ou en technicité.

Prix et stocks : fin de la tension, place à un marché plus fluide

Après les hausses post-2020, les signaux 2024 confirment une détente. L’Observatoire La Centrale indique ainsi un prix moyen VO en baisse de -7,1% en 2024 (prix moyen autour de 20 990 €). (**)
Dans le même temps, plusieurs acteurs constatent une reconstitution des stocks : par exemple, des analyses de marché évoquent environ +10% de véhicules en stock en février 2024 par rapport à février 2023, ce qui réduit mécaniquement la pression sur les prix.

Conséquence : le marché est moins “spéculatif” que pendant le pic de pénurie, et la valeur se déplace vers la qualité de service (contrôle, garantie, reprise, financement).

Crit’Air, électrification et ZFE : la recomposition est lancée

La bascule énergétique impacte désormais directement la seconde main, sous l’effet combiné des ZFE, des incitations et des arbitrages d’usage.

AAA Data met en avant, sur ses analyses 2024, une montée des échanges sur les catégories les plus “compatibles ZFE” : Crit’Air 0 (électrique) et Crit’Air 1 (véhicules récents), avec une dynamique de hausse, tandis que les catégories plus anciennes reculent. (***)

Pour l’acheteur, cela se traduit par une question simple : “Est-ce que je pourrai rouler demain, et où ?”
Pour le vendeur, cela change la gestion de la valeur résiduelle, notamment sur certains diesels anciens, qui ne peuvent, de fait, plus circuler dans certaines villes en raison de leur Crit’Air trop élevé.

Ouvrir un garage VO ou miser sur l’intermédiation : l’avantage des réseaux se renforce

Sur le marché de la voiture d’occasion, l’enjeu central n’est plus seulement l’accès au stock. Il réside désormais dans la professionnalisation de la vente. À mesure que les véhicules gagnent en technicité et que les attentes des acheteurs évoluent, la simple mise en relation ne suffit plus.

Cette mutation est particulièrement visible sur les VO récents et électrifiés. Un véhicule hybride ou électrique ne s’achète pas comme une citadine thermique de plus de dix ans. L’acheteur attend des réponses précises, des garanties concrètes et une sécurisation globale de son investissement.

Plus le véhicule est récent ou complexe, plus certains services deviennent déterminants :

  • un diagnostic fiable et documenté, notamment sur l’état de la batterie pour l’électrique,
  • une garantie compréhensible, couvrant les principaux risques techniques,
  • un montage de financement cohérent, souvent indispensable pour absorber un prix d’achat plus élevé,
  • dans de nombreux cas, une reprise permettant de finaliser la transaction sans friction.

C’est précisément sur ce terrain que les enseignes structurées prennent l’avantage et qu’il peut être tentant d’ouvrir une concession de voitures d’occasion ou un garage de revente. Réseaux de garages, agences d’intermédiation ou concepts en franchise disposent de process standardisés, d’outils mutualisés et de partenariats (financement, garanties, expertise) qui sécurisent la transaction, aussi bien pour l’acheteur que pour le vendeur.

À l’inverse, la vente entre particuliers reste très hétérogène. Elle conserve un rôle important sur les véhicules anciens et à faible valeur, mais montre ses limites dès que le niveau de prix, la technicité ou les enjeux réglementaires augmentent.

Dans ce contexte, l’intermédiation automobile s’impose de plus en plus comme un modèle économique pertinent.

C’est particulièrement vrai pour les entrepreneurs qui souhaitent se positionner sur un marché de l’occasion plus récent, plus électrifié et plus exigeant. La franchise permet alors de réduire la courbe d’apprentissage, d’accéder à des standards éprouvés et de répondre aux nouvelles attentes du marché, sans dépendre uniquement du volume ou du prix.

Et, cerise sur le gâteau, l’offre est suffisamment large pour que vous puissiez choisir la franchise automobile qui correspond à vos envies et votre profil.

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